White Dog

Description

Alors que dans les années soixante, Romain Gary vit à Beverly Hills avec son épouse Jean Seberg, il écrit Chien blanc, un roman en grande partie autobiographique qui décrit une Amérique en proie à de violents conflits. Martin Luther King vient d’être assassiné et la communauté noire lutte sans relâche pour défendre ses droits. 

White DogC’est dans ce contexte que le couple recueille un berger allemand abandonné, d’apparence douce et affectueuse, nommé Batka. Il s’y attache. Pourtant Batka n’est pas un chien ordinaire. Parfois apparaissent chez lui les signes d’une incroyable monstruosité, d’une extrême sauvagerie : il se transforme en boule de haine.

Commence alors une enquête pour essayer de comprendre et de guérir l’animal...

Ici, jeux de lumière, projections, marionnettes et acteurs convergent pour réécrire en direct ce récit poignant où le geste de manipulation revêt une dimension politique. Au rythme d’une batterie jazz aux sonorités afro-américaines, les grandes pages vierges de la scène se noircissent, s’écrivent ou se couvrent de photos d’archives, pour dire une société́ meurtrie aux multiples zones d’ombre.

Deux ans après R.A.G.E, et en écho aux attentats de 2015, la compagnie des Anges au Plafond poursuit son éclairage de l’humanisme de Romain Gary en s’attelant à la question du conditionnement de l’esprit humain. Quel espoir pour le rêve de fraternité́ et de réconciliation lorsque bêtise humaine rime avec férocité́ animale et quand la manipulation prend des allures de dressage ? Peut-on désapprendre la haine ?

« À l’image de la personnalité complexe de Romain Gary, White dog provoque le vertige. Loin des scénographies intimistes dont les Anges au Plafond avaient fait une de leurs marques de fabrique jusqu’à R.A.G.E., l’action déborde ici le quatrième mur pour s’installer où elle peut. Sur le plateau électrisé par la batterie jazz d’Arnaud Biscay et parmi le public. Peu à peu remplies de phrases et d’images, de grandes feuilles tiennent lieu de scénographie à la pièce dans laquelle on retrouve toutes les matières et techniques chères à la compagnie. La sculpture de papier bien sûr, dont sont faits le chien ainsi qu’une magnifique Jean Seberg. Mais aussi l’ombre, le pop-up, la musique et la projection. » La Terrasse, janvier 2018

Tarifs :

  • Billetterie. Plein Tarif : 25€, Tarif réduit, Carte Avantages Jeunes, Jeunes -26ans : 15€, Carte Culture : 5,5€

Dates et horaires :

  • mardi 28 janvier 2020, de 14h30 à 16h00
  • mardi 28 janvier 2020, de 20h00 à 21h30

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